Selon une enquête réalisée en 2007, seuls 5 % des jeunes européens prennent part à une forme d’action politique. Ce chiffre marque une divergence et devient contradictoire si l’on considère que le pourcentage de personnes interrogées qui ont déclaré s’intéresser aux décisions publiques et politiques de leur pays atteint 82 % (Eurobaromètre).
Même si 2007 semble bien loin derrière nous, nous savons qu’après des années de pandémie, qui ont inévitablement conduit à l’isolement de grandes « parts » de forces sociales et productives, on s’attend aujourd’hui à ce que ces pourcentages soient encore plus bas. Mais pourquoi les jeunes, tout en exprimant leur volonté de prendre des initiatives et d’avoir le pouvoir d’influencer leur avenir, décident-ils finalement de ne pas le faire ?
La première raison, et la plus importante, est le rejet avéré que les jeunes reçoivent de la part des personnes en position de pouvoir. Les jeunes sont frustrés et ont le sentiment que les personnalités politiques prennent des décisions qui les affectent sans les prendre en compte, transformant la scène politique en une relation de pouvoir à sens unique, où le côté faible se sent incapable de changer quoi que ce soit. Ainsi, l’espace politique se réduit inévitablement à un paysage stérile, sans raison apparente d’exister.
La seconde raison, et celle que vise le projet UcomE, est le manque total d’éducation et de connaissances concernant les actions politiques. L’éducation civique se trouve souvent au cœur du programme de l’enseignement obligatoire, mais ne reçoit pas l’attention qu’elle mérite. En résumé, une fois qu’ils quittent l’école, les jeunes ne se sentent pas capables d’aborder le domaine de la politique et n’ont pas les outils pour étancher leur soif d’action politique, ni les bénéfices qu’ils peuvent tirer d’une telle expérience.
Indéniablement, la participation à la vie publique apprend aux jeunes à assumer des responsabilités civiques dès le plus jeune âge. Elle offre également une pléthore d’avantages psychologiques, tels que l’acquisition de compétences en matière de leadership et d’expérience professionnelle, ce qui est essentiel pour quiconque tente d’entrer dans la vie active, ainsi que le développement de compétences sociales. Les jeunes ont le besoin inné de soutenir leur communauté et, pour ce faire, ils doivent apprendre à le faire.